Accompagnement et conseil en communication, spécialisé développement personnel, bien-être et ésotérisme
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Savoir communiquer et apprendre à parler de soi

communiquer-parler-de-soiParler de soi est pour la plupart des gens, un exercice difficile. Nous nous connaissons, par cœur même, mais il est bien compliqué d’exprimer avec des mots tout ce que l’on a au fond de nous. J’ai voulu en savoir plus et mieux comprendre. Voici mes réflexions sur le sujet ainsi que quelques pistes pour un être un meilleur communicant.

 

Savoir communiquer

Le premier écueil est certainement le fond du problème : savoir communiquer. En effet, tout le monde ne sait pas communiquer, ou du moins, pas de manière aisée. Nombre de personnes sont de mauvaises communicantes. Très souvent, un mauvais communicant n’a pas conscience que l’autre, en face, ne sait pas les mêmes choses que lui, ne comprend pas les mots comme lui les appréhende et surtout n’a pas les mêmes « codes » que lui. En effet, nous avons tous notre interprétation propre de notre environnement, de ce qui nous entoure. Et nous avons aussi notre propre façon de le décrire. Nos habitudes de vie finissent par attribuer des « codes » à notre interprétation. Prenons un exemple : Martine aime beaucoup la nature. Quand elle l’exprime, elle dira qu’elle adore le « vert ». Pour un autre, aimer le « vert », signifiera aimer les légumes. Pour un troisième, ce sera tout simplement apprécier cette couleur. Un seul mot, 3 « codes » différents.

J’ai beaucoup déménagé et souvent changé de région. Et j’ai très vite compris que là aussi,  chaque « régional », chaque « autochtone », utilise les codes propres à sa région. C’est à celui qui arrive de se les approprier. Sinon, le nouveau restera un nouveau….On parle dans ce cas d’accent, de vocabulaire propre à la région, mais aussi d’habitudes de vie….

C’est pourquoi, savoir communiquer aisément avec quiconque, c’est avant tout l’écouter afin d’appréhender au mieux ses « codes » et par la même, son univers. Il faut aussi se les approprier. L’idée étant de se mettre à « son niveau », au diapason de ses « codes ». Un bon communicant est avant tout quelqu’un qui sait s’adapter à son « public » et non pas quelqu’un qui impose ses propres codes. Il lui faut trouver le ton juste, celui qu’il conviendra d’employer face à ces personnes-là et à cet endroit-là.

codes-communication

Ainsi, lorsque vous souhaitez communiquer sur votre activité, demandez-vous toujours à qui vous vous adressez. Et adaptez votre discours à ce public. Vous ne vous adresserez pas de la même façon à un public enfant qu’à un public adulte, n’est-ce pas ? Il en est de même avec les différents âges adultes, les catégories socio-professionnelles, mais aussi, les différences « d’ouverture » : une personne qui a entamé un chemin d’ouverture spirituelle n’utilisera pas le même vocabulaire, ni les mêmes codes que quelqu’un de très cartésien et très concret….A vous donc de bien cibler et de vous adapter.

Parler de soi

Mais être un bon communicant ne signifie pas forcément que l’on sait parler de soi-même. En effet, la grande difficulté réside dans le fait que nous n’avons pas de recul lorsque nous parlons de nous-mêmes…Nous sommes à la fois l’interviewé et l’intervieweur. Exercice bien compliqué que de se faire les questions et les réponses ! C’est pourquoi je préconise, lorsque j’accompagne mes clients, qu’ils se fassent questionner par quelqu’un de leur entourage. Cette personne, l’intervieweur, posera des questions en y étant totalement détachée, puisqu’il ne s’agit pas d’elle-même. Cela permettra à l’interviewé d’aller au fond de ses idées, d’aller plus loin dans son raisonnement.

Prenons un exemple : Murielle se définit sur ses cartes de visites comme « thérapeute en énergétique ». Il faut avouer que ce terme reste franchement vague. Elle doit être plus précise afin de bien exposer aux autres (à ses futurs clients) qui elle est et ce qu’elle propose. C’est là qu’un jeu de questions/réponse avec un tiers est intéressant : « Quel est le soin que tu proposes? As-tu plusieurs techniques ? A qui t’adresses-tu ? Qu’est-ce que tes soins provoquent ? » etc….Il y a fort à parier que Murielle, après ce jeu de questionnement aura mis noir sur blanc sa description….

soins-energetiques

L’autre difficulté est de réussir à mettre des mots sur ce que l’on ressent au fond de soi. Reprenons l’exemple de Muriel, praticienne en énergétique. Lors d’un soin, elle est surtout en plein ressenti. Elle sait ce qu’il se passe durant sa prestation, puisqu’elle le ressent. Oui, mais le patient, lui, n’a peut-être pas les mêmes ressentis. Et la personne qui tombe sur sa carte de visite, encore moins. Il faut donc, à travers des mots judicieusement choisis, faire passer des émotions, des ressentis….Là-aussi l’intervention d’un tiers est très utile.

Bien souvent, lorsque j’accompagne quelqu’un sur son chemin de communication, je me fait « l’avocate du diable » : je comprends bien ce que veut exprimer la personne, mais je la pousse dans ses retranchements pour que les mots viennent d’elle-même. Car une fois qu’elle aura verbaliser ses ressentis, l’explication de sa pratique, etc…elle saura le refaire.

Communiquer pour les autres

savoir-communiquerCe qu’il ne faut en aucun cas occulter, c’est que vous communiquez aux autres et pour les autres. Vous communiquez pour vous faire connaître, pour développer votre activité, donc pour trouver des clients. Vous vous adressez donc à eux. Demandez-vous toujours ce qu’ils attendent de trouver en venant vous voir, et voyez si votre communication exprime clairement la même chose.

Reprenons l’exemple de Muriel, notre praticienne en énergétique. En écrivant cette définition de sa pratique, elle va forcément attirer des gens qui recherchent des soins Reiki, par exemple. Oui, mais elle, son truc, en fait, c’est  de « ré-emboiter » correctement vos différents corps énergétiques….On ne parle pas tout à fait de la même chose. Pourtant, un praticien Reiki est bien, lui aussi un praticien en énergétique. Le risque d’être ambigu, c’est de décevoir les clients qui viendront à vous. Pour certains, la découverte d’une nouvelle technique leur sera certainement bénéfique. Mais la plupart seront déçus de ne pas avoir eu accès à ce qu’ils étaient venus chercher…..

C’est pourquoi pour moi, savoir communiquer c’est avant tout faire preuve d’empathie. En adaptant mon discours aux ressentis de mon public, je m’assure qu’il me comprenne. Ainsi, pas d’ambiguïté ou de déception et mes paroles sont bien comprises. Il faut laisser parler son cœur et ses émotion, mais en utilisant les codes de notre « cible ».

 

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